ŒUVRES

              LES IMMATERIELS
ALTAÏR • Installation, Ordinateur, vidéo projecteur, voile et ventilateur, 2007.
Rencontre avec une entité aux proportions gigantesques et aux visages multiples, Altaïr est de nature céleste et nous invite à plonger en elle. Les mouvements incessants du voile diffractent à l’infini les images en provenance de cette région du ciel. OEuvre-paysage, cosmos à explorer, il faut certainement avoir l’âme d’un explorateur ou d’un géographe pour s’aventurer dans les replis de cet univers aux frontières incertaines.

ALTAÏR
, 2007
ROSACES • Installation, Ordinateur, vidéo projecteur, voile et ventilateur, 2007.
Motif universel pour évoquer la présence de l’esprit, les rosaces en vitraux de nos églises se retrouvent trait pour trait au sommet des coupoles de mosquées et dans de nombreuses ornementations représentatives de l’art décoratif islamique. Il ne fallait plus qu’un souffle pour que ces roues se mettent en mouvement et que l’essence de la religion se transforme en expérience esthétique.

ROSACES
, 2007
IRIS • Installation, Structure en lycra pour 1 vidéo projecteur, 2005.
Iris invite le spectateur à venir au contact de cette fleur imaginaire revisitée par le numérique. Projeté sur une peau en lycra au toucher délicat, le ballet des formes abstraites matérialise le flux et le reflux d’une sève, à la fois visible et invisible, qui spiritualise toute la structure et la dissout en une pure architecture de lumière.
Avec sa forme de corolle élancée vers le ciel, l’installation semble sensible aux énergies en provenance des étoiles comme à notre propre présence.

IRIS
, 2005
MANDALA • Installation, 2002 • co-réalisé avec Yves-Marie L'Hour.
Avec une "machine à fumée" et un film défilant dans le projecteur chaque ligne ou chaque courbe projetée ne se matérialise plus sur un écran mais vient littéralement sculpter l'espace présent autour de nous. Expérience des frontières entre l'image en mouvement et l'architecture.

MANDALA
, 2002
              CORPS CELESTES
EPHESE • vidéo, 8', 2004 • co-réalisé avec Yves-Marie L'Hour.
Des nappes de matières colorées se déploient dans l’espace, se métamorphosent lentement et laissent deviner la présence d’une loi sous-jacente aux images. Sous l’action de cette loi, Ephèse donne à voir une forme qui dans son essence est toujours identique mais qui pour nos yeux apparaît néanmoins en perpétuelle mutation.

EPHESE
, 2004
ALTAÏR • vidéo, 10', 2004.
Monde à la fois en expansion et en contraction où la structure interne d’une étoile se dévoile sur le mode de longs travellings avant ou arrière. Dans ce ballet cosmique et majestueux, notre sens habituel de l’espace vacille... Un espace nouveau et quasi tactile semble en gestation à l’intérieur de ces images.

ALTAÏR
, 2004
DERVICHES • vidéo, muet, 12’, 1992-2002
Août 1992. Je travaillais durant une semaine entière dans le noir avec une caméra super 8 mm en mode image par image. En voyant se dessiner lentement une image à l’écran, j’imaginais ce que ces images pourraient rendre un jour dans leurs métamorphoses...
Avec une image seule pourtant, l’impression très réelle déjà d’un contact avec ce qui était présent derrière l’image. L’impression d’effleurer le langage formel et mathématique des modèles... L’une après l’autre, chacune de ces images semblait me chuchoter à l’oreille : « Plus de mouvement... Plus d’espace...»

DERVICHES
, 1992-2002
La Levée du Voile • vidéo, 6', 2006
« Considérons un film quelconque, imaginons que nous puissions le distiller dans un alambic idéal, capable d’éliminer les éléments « idéologiques » (intentions du scénario, expression des acteurs, signification du décor, etc) il me semble qu’une telle expérience aboutirait à isoler la substance mouvante qui pourrait bien être l’essence même du cinéma ». Henri Chomette, 1925.
Imaginons que nous ayons à renouveler cette expérience de distillation avec les images générées par ordinateur... Quelle substance allons nous découvrir et qui pourrait bien être l’essence même de l’art par ordinateur ?

LA LEVEE DU VOILE
, 2006
              CORPS ET LUMIERE
PHOTOGRAPHIES CORPS ET LUMIERE • 2008, 50x75cm,
Tirage limité à 10 exemplaires numérotés et signés.
A la manière de mes films (Aldébaran, Géminga et Bételgeuse), cette série de photographies traite des frontières entre le visible et l’invisible à l’échelle de nos corps. Il s’agit à travers ces images de donner une interprétation sensible et subjective de la dimension qualitative et vibratoire du corps humain.

PHOTOGRAPHIES
, 2008
BETELGEUSE • 2004, 16mm, 6'.
Invocation à la lumière. Les mains effleurent le visage, sondent les alentours et s’enfoncent plus loin encore dans l’espace abstrait de la projection. Elles cherchent le contact... Dans un mélange de couleurs pures et de sonorités cristallines, la lumière répond à l’appel, inonde le visage de sa clarté et délivre son message.

BETELGEUSE
, 2004
GEMINGA • 2003, 16mm, 10'.
«Dans Géminga, le corps, qui sert d’écran et de réceptacle à une projection de motifs modélisés mathématiquement ou d’encres diverses, est rarement visible. Les motifs suscités par la lumière, motifs visuels et colorés, acquièrent une étonnante plasticité et quittent leur froideur d’origine pour devenir presque vivants, charnels. »
Raphaël Bassan, DVD Festival des Cinémas Différents (Lowave, 2005).

GEMINGA
, 2003
ALDEBARAN • 2001, 16mm, 9'.
Aldébaran est le premier film d’une série d’oeuvres consacrées à l’hybridation du corps avec la lumière, la couleur et le rythme. L’unité de cette série de films réside dans sa capacité à transformer et à spiritualiser le corps humain par la projection d’un film à même la peau. Le corps devient le seul écran pour la matérialisation d’images abstraites réalisées à partir de modélisations mathématiques. Cette rencontre entre corps et lumière évoque la présence d’une énergie singulière et créatrice à l’arrière-plan de toutes formes.

ALDEBARAN
, 2001
 
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